
Depuis quelques temps, la moutarde me monte au nez en ce qui a trait à ce que l’on appelle “l’information” et les guillemets sont importants. Je me suis récemment abonné via mon iphone à des applications de plusieurs journaux. Ces applications m’ont permis de me rendre compte d’un mouvement contemporain des quotidiens d’informations, Francais mais aussi nord-Américains. Je remarque ainsi qu’à travers ces applications Iphone, on m’abreuve de nouvelles brutes, souvent superficielles et sensationnalistes. Et alors, quel est le problème, me dira t-on? Le problème est que la nouvelle, qui rime avec instantanéité et absence d’analyse semble devenir le nouveau modèle journalistique. On privilégie la nouvelle sur l’information et ceci me dérange car elle élimine le journaliste et son rôle de relais critique. Le problème c’est qu’on en reste au niveau de la nouvelle et que jamais elle ne se transforme en information.
Dès lors se pose la question de savoir si la presse est sont devenue dans son ensemble une vague cousine du journal Métro? Si tel est le cas, on peut s’interroger sur le statut de l’information et sur le rôle du journaliste. Je pense que le rôle du journaliste va au delà du simple relayeur des agences de presse. Où se trouve son rôle critique? Peu de mise en contexte, peu de mise en perspective …. Et puis, quelles nouvelles ? A quelles fins….
Ce qui me dérange le plus est cette absence de profondeur de l’information pour laisser place à ce déferlement de nouvelles. Cette évolution de la presse me laisse une sensation de malaise presque physique, comme lorsque l’on s’est gavé de chips….où l’on se sent trop plein et barbouillé de choses qui ne sont pas nourrissantes. Elles ont certes calmé un vide, mais pire, elles le décuplent. J’ai vécu la même sensation désagréable en zappant, attendant, espérant un programme enrichissant ou simplement plaisant. Un peu comme lorsque l’on zappe en attendant un programme intéressant et qu’en fin de compte on n’aura fait que zapper. Ce qui me met le plus en colère est cette dérive peoplelisante et le triomphe de l’anecdotique, du pas grand chose des médias. Et la valorisation, en filigranne d’une certaine médiocrité. Pas tous évidemment.
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