Bonne Année 2012.

Je vous souhaite à tous une merveilleuse et lumineuse année 2012.

Au plaisir de nouvelles aventures sociographiques.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires. Je serais plus présent en 2012 ici ou sur Facebook.

Bonne année.

Amitiés.

Rémi

Une photo, un jour ….

“Nous sommes de notre enfance comme nous sommes d’un pays”. Pierre Sansot. Un jour, il n’y pas si longtemps, j’ai croisé un enfant pas comme les autres. Pas comme nous autres. Dans une rue Montréalaise qui pourrait ressembler à une rue de Pologne avant guerre. Ce jour là, j’ai remarqué un petit garçon comme ses autres. Il portait une kippa, des habits noirs et un regard en apparence absent mais qui voyait tout. A ses cotés, tout près, les siens, ces “pas comme nous”. Ce pas comme moi (quoique) m’a tout de suite vu. Sans me regarder. Ou bien a t-il senti mon regard? Qui le premier a vu l’autre? Il y aurait beaucoup à dire, à observer sur ces paysages de regards. Ceux qui ne se posent pas, ceux qui se posent malgré la règle, ceux que l’on vole, ceux qu’on rattrape…. J’ai vu un enfant en apparence engoncé dans la règle, marchant au pas et au rythme des siens (ou apparemment tels). A un moment donné, l’enfant s’est écarté, pas longtemps, pour dévier, regarder. Dans le viseur de mon appareil photo, j’ai tout à coup vu un enfant lumière, un enfant, au delà des vêtements, au delà des codes. J’ai vu un enfant, s’arrêter, se rapprocher, me fixer, me sourire et repartir. Ce sourire là n’a rien scellé, rien qu’une amitié éphémère.   Je n’entendais  plus alors que le doux tempo de mes tempes. Je ne sais qu’une chose, c’est qu’à cet instant là cette personne en noir n’était plus qu’un enfant, sans kippa, sans accent, sans langue,sans origine. Une personne. Pas une statistique. Un regard. Une vie. Il me semble que plus on particularise, plus on étiquette et moins on voit. Nous ne sommes plus alors dans la vérité (forcement inatteignable)  mais dans l’image, le fantasme, la projection? Plus on dissèque et moins l’on voit. Plus on subdivise, plus on s’éloigne. Plus on s’eloigne et plus on maintient la distance. Et la distance ne peut que s’accentuer. et conduire au rejet, augmenter la colère. Qu’a t-on à perdre à se rapprocher ?

Coup de gueule !!!

Photo issue du site http://users.skynet.be/marc.faucon/evenements.htm
Depuis quelques temps, la moutarde me monte au nez en ce qui a trait à ce que l’on appelle “l’information” et les guillemets sont importants. Je me suis récemment abonné via mon iphone à des applications de plusieurs journaux. Ces applications m’ont permis de me rendre compte d’un mouvement contemporain des quotidiens d’informations, Francais mais aussi nord-Américains. Je remarque ainsi qu’à travers ces applications Iphone, on m’abreuve de nouvelles brutes, souvent superficielles et sensationnalistes. Et alors, quel est le problème, me dira t-on? Le problème est que la nouvelle, qui rime avec instantanéité et absence d’analyse semble devenir le nouveau modèle journalistique. On privilégie la nouvelle sur l’information et ceci me dérange car elle élimine le journaliste et son rôle de relais critique. Le problème c’est qu’on en reste au niveau de la nouvelle et que jamais elle ne se transforme en information.
Dès lors se pose la question de savoir si la presse est sont devenue dans son ensemble une vague cousine du journal Métro? Si tel est le cas, on peut s’interroger sur le statut de l’information et sur le rôle du journaliste. Je pense que le rôle du journaliste va au delà du simple relayeur des agences de presse. Où se trouve son rôle critique? Peu de mise en contexte, peu de mise en perspective …. Et puis, quelles nouvelles ? A quelles fins….
Ce qui me dérange le plus est cette absence de profondeur de l’information pour laisser place à ce déferlement de nouvelles. Cette évolution de la presse me laisse une sensation de malaise presque physique, comme lorsque l’on s’est gavé de chips….où l’on se sent trop plein et barbouillé de choses qui ne sont pas nourrissantes. Elles ont certes calmé un vide, mais pire, elles le décuplent. J’ai vécu la même sensation désagréable en zappant, attendant, espérant un programme enrichissant ou simplement plaisant. Un peu comme lorsque l’on zappe en attendant un programme intéressant et qu’en fin de compte on n’aura fait que zapper. Ce qui me met le plus en colère est cette dérive peoplelisante et le triomphe de l’anecdotique, du pas grand chose des médias. Et la valorisation, en filigranne d’une certaine médiocrité. Pas tous évidemment.

Une photo, un jour ….

Je travaille sur un projet à long terme, consacré aux juifs Hassidiques, qui sont mes voisins de quartier. Mon but est de comprendre et de montrer qu’au delà des règles qui semblent imprimer une certaine fermeture aux autres, il existe des lieux, des moments de rapprochement. Des moments ou ca foire. Ca rate.  C’est ce qui échappe aux règles, au moule qui m’intéresse. De plus, a l’heure de l’hyperindividualisation de tout et du dogme d’affirmation de soi (individuel) dans tous les lieux et moments de sa vie, les Hassidiques dérangent car leur mode de vie semble prôner l’absence d’individualité et la reproduction du modèle unique. Mais qu’est ce que l’on en sait…..? Alors allons y voir ….Je regarde, je cherche à me rapprocher. A tatons.  Derrière le rejet de nombres de personnes sous prétexte d’embrigadement (ce que je comprends) il y a aussi nos propres embrigadements aux normes contemporaines de l’individualisme et de l’individu souverain.  Je regarde et j’aime voir ce qui échappe aux embrigadements, aux normes…souvent des enfants me sourient, des rabbis me disent merci. Si si

A suivre …

Une photo, un jour

C’est Halloween la fête des morts….et l’occasion pour les enfants (mais pas uniquement) de se rassembler et de se déguiser pour quêter les friandises désirées…C’est aussi l’occasion d’observer un certain nombre d’accoutrements et le degré de créativité de chacun. C’est surtout une période propice à toutes les incongruités. C’est souvent le moment d’interrogations et de questionnements sur l’accoutrement de certains . Suis-en train de croiser une personne déguisée pour Halloween ou non ? Le plus drôle c’est lorsque des personnes non déguisées que l’on pense l’être, croisent des personnes déguisées qui le sont… J’aime beaucoup ces moments où les interrogations restent souvent sans réponse. Et lorsque l’imagination autorise toutes les hypothèses. En tous les cas ou l’indécision est alors synonyme de drôlerie.

J’ai pu croiser hier soir un certain nombre de déguisements créatifs ou retenant mon attention esthétique. En voici quelques uns. Halloween est un moment de joie et l’occasion d’un lien social permis par cette fête. L’occasion par exemple de croiser de nouveaux voisins et de faire connaissance au delà du masque du jour. ….L’occasion de partages éphémères ou plus profonds. Un moment d’actualisation du lien social. Je suis toujours heureux d’être spectateur de ce genre de configuration ou les inconnus peuvent le devenir un peu moins. J’aime le croire.

Une photo un jour ….

Outremont. Mon quartier. Dans les rues automnales avant que la neige ne vienne recouvrir les rues. Je pars a l’aventure. Je pars a la rencontre d’une partie de la population qui réside dans le quartier: Les juifs  Hassidiques. Vaste projet visant à comprendre …. Mais cette photo est liée à mes dérives Outremontaises. Un mercredi après midi. Les enfants, les adolescents sortent de l’école. L’été indien, dernier sursaut avant les vagues de froid, est arrivé. Il fait 21 degrés.  Chacun profite de ces derniers jours avant l’hiver. Les gens sont attablé aux terrasses, qui bientôt ne seront qu’un lointain souvenir ou un projet pour la prochaine saison. 

Une photo, un jour ….

Plusieurs des lecteurs de ce blogue m’ont fait part de leur déception, impatience, désir….en ce qui a trait à l’actualisation de celui ci. En effet et je les en remercie. Je les remercie de leurs commentaires du genre : Ouais …pas très actif …sur ton blogue ….!!!!!!!!!

Ils sont raison, vous avez raison et je m’en explique. Depuis septembre 2010 je me suis lancé à fond dans mon métier de sociographe: sociologue-photographe, liant écrits et photographies…..reportages et compositions….Bref, cela demande beaucoup de temps et un fort investissement en temps et en énergie…..qui en valent la chandelle, je crois !! Dès lors, le temps manque pour actualiser comme je le voudrais ce blogue. Car on se dit oui une photo, un jour …soit une photo par jour ce n’est rien …..Rien ? Il faut partir à l’aventure….(Pas le plus dur!!mais ca prend un peu de temps) éditer les photos, les sélectionner, les corriger, retoucher puis les mettre en ligne, y a jouter quelques lignes….Bref, cela demande du temps. Pour une photo prise, combien de travail derrière….et c’est là la difficulté du travail car on ne se rend pas compte du travail après la prise de vue ….A l’heure du numérique on pense que la photo est faite et qu’il ne reste qu’à la mettre en ligne …. Mais évidemment, ceci prend du temps. Alors souvent faute de temps…. je ne suis pas le seul je pense …..je mets entre parenthèses quelques photos a partager …..Alors, à très vite. Et merci.

Une photo du jour. Pour les Montréalais, ces panneaux de stationnement indiquant les autorisations et interdictions de stationner sont banales ….quoique ….car quel casse tête pour savoir ou pouvoir se “parquer”. Messages contradictoires, logique étrange ….qui profite …………………à la ville de Montréal qui émet dès lors, un nombre conséquent de PV, de tickets….qui rapportent, rapportent, rapportent ….alors voici un aperçu du casse tête.

Voyages

Sur la photo, deux personnes. Mon père. Ma mère. Deux rapports à la photographie. Alain se laisse prendre aisément. Il n’aime pas forcement cela mais cela ne le dérange guère. Il se laisse “prendre” en tous les cas . Est ce que l’on prend quoi que ce soit à celui dont on “tire” le portrait? Est ce que cela fait mal? Mal à l’ego, mal à l’image? Bref mon père se laisse aller au ” je” de la photo.  Il est à l’aise il me semble avec l’image, avec son image. Je me rapproche. Il se laisse faire. Au bout d’un moment, il me dit : “c’est bon? “Comme s’il en avait assez de cette proximité. Pas facile cette proximité, être regardé, scruté. Pourtant tout cela c’est de l’amour finalement, de l’attention et de la bienveillance envers celui qui se trouve face à soi.C’est en tous les cas comme cela que je conçois la photographie.

Pourtant à ce jeu la, il n’est pas toujours aisé de répondre. Les personnes se sentent parfois jugé comme si cette proximité avait pour but de traquer  les défauts et les imperfections. Là où se trouve l’amour et l’attention bienveillante, on ressent une forme de traque, de chasse au défaut. Tout est question a mon sens de confiance. En soi et en celui qui prend la photo, Il importe en tant que sujet de connaître les intentions bienveillantes de celui qui se trouve derrière l’appareil. Mais je comprends cette inquiétude.

C’est celle de ma mère qui n’aime pas être prise en photo. Elle se sent traquée, épiée. Elle me dit: non!!! Je ne suis pas photogénique, je suis moche avec mes rides. Elle se crispe. Elle n’arrive pas à se voir belle, comme je la vois. C’est un jeu entre elle et moi. J’essaye de la surprendre. Cela fonctionne parfois. Comme sur cette photo. Au restaurant. Ma mère est petite fille de pâtissier et elle l’affirme haut et fort. C’est une personne gourmande qui adore la pâtisserie. Et ça se voit. Dans ses yeux. Le plaisir vécu à déguster un gâteau au chocolat fait plaisir à voir. Elle m’a transmis le goût de la pâtisserie et du partage de celle ci.J’aime surtout faire des gâteaux. J’apprécie tant  regarder ma mère se délecter ainsi.

Mon père vient de fêter ses 77 ans. Je souhaite lui ressembler à son âge. Quelle forme!!  Ma mère aura 75 ans en Décembre. Au delà des rides et des difficultés inhérentes au fait de vieillir, je la trouve en forme quoiqu’elle en  dise !!!  Mes parents. Un voyage. 

Création

La création semble être semblable à la gymnastique. C’est un état d’esprit, tout est recyclable comme le dit Zazie. Cette phrase entendue hier m’a plue. J’ai toujours été touché par ceux qui cherchent. Au plus profond de leur authenticité, pas pour plaire. Mais parce que cela est viscéral. Pas une torture, mais un mode de vie. Une respiration. J’ai croisé Roch, un être à part. Une créativité à toute épreuve, un être de génie. Un être qui fait se conjuguer, être, esprit, sensibilité, ouverture, poésie, emotions….Son travail artistique est à voir: www.Rochlandry.com

Passages

NicVAnGAte est un homme. Un homme en mouvement. Des ombres. De la lumière. Un passage de vie comme chacun peut en vivre. Douleur et lumières. Le tout mêlé, parfois au sein de la même seconde. Parfois les deux s’enrobent pour une danse folle dont on sort indemne au dela des .  Nic VanGate expérimente le passage vers soi, vers la connaissance et l’acceptation de soi. Dans ces cas là, la vie et ses aléas est trop forte, trop douloureuse a la fois. Au fond de ce qui apparait comme un gouffre, on ne trouve qu’une chose: soi. La vie commence là ou vous êtes. Là ou nous sommes: vivant. Traversés par des douleurs, joies, peines, déception, espoirs. Nous sommes tout cela. Et un peu plus. Nous sommes. Parfaitement imparfaits. De cette douleur naitra une certaine paix. Je crois. Toutes ces épreuves constituent un passage vers soi. Un allègement aux forceps. Difficile et salvateur. Passages de vie. Bienvenue à toi, NicVanGate,  passager d’une route de soi.



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